LHJMQ

La LHJMQ et les Maritimes

Nous avons appris cette semaine la nomination de Marc-André Fleury au Temple de la renommée de la LHJMQ , en compagnie de cinq autres joueurs. Fleury est arrivé à Sydney alors qu’il n’avait que quinze ans. C’est phénoménal quand on pense que le gardien est passé directement du niveau bantam au junior majeur! Lors de ma première visite au Cap-Breton, au début de la saison 2000-01, c’est plutôt le vétéran Daniel Boisclair qui a été d’office devant le filet de ceux qu’on surnommait alors, les Screaming Eagles.

L’entraîneur en chef de l’équipe à ce moment-là, Pascal Vincent, était lui-même un ancien gardien de but. Il introduisait progressivement Fleury au niveau de jeu élevé de la LHJMQ. Boisclair était un bon vétéran qui a d’ailleurs mené les Tigres de Victoriaville à la finale de la Coupe Memorial la saison suivante. Par la suite, on connait les succès de Marc-André autant dans le junior que dans la LNH jusqu’à l’âge vénérable de 40 ans. Un autre grand gardien québécois des 40 dernières années. Bravo pour ta nomination au Temple de la renommée de la LHJMQ, Marc-André et pour ta fabuleuse carrière dans la LNH!

J’ai passé dans les Maritimes à quelques reprises et l’on peut constater à quel point le hockey junior est important là-bas. Depuis le départ du Titan d’Acadie-Bathurst pour Terre-Neuve, on peut maintenant affirmer que chacune des six formations des Maritimes bénéficie d’un très bon support de leurs amateurs de hockey locaux. D’ailleurs, après les Remparts de Québec, ce sont trois formations des Maritimes qui dominent au niveau des assistances dans la ligue, soient Halifax, Moncton et Terre-Neuve.

Halifax a constitué la première formation des Maritimes dans la LHJMQ en 1994. La ville avait perdu sa franchise de la LAH l’année précédente. Les Voyageurs, club-école du Canadien de Montréal ont connu beaucoup de succès là-bas avec quelques conquêtes de la Coupe Calder et de nombreux joueurs qui ont par la suite évolué avec le grand club. Les Oilers d’Edmonton et les Nordiques de Québec ont par la suite pris la relève du Canadien à Halifax lorsque l’organisation montréalaise a conclu des ententes avec les villes de Sherbrooke et par la suite Fredericton. Halifax disposait du Metro Centre depuis 1978, un amphithéâtre de 10 000 places rappelant celui de la Place Bell. Le Metro Centre a d’ailleurs cette particularité que vous passez au-dessus de la patinoire lorsque vous accédez à la galerie de presse…

Il faut dire que l’ex-commissaire de la LHJMQ a réalisé un coup d’éclat en plaçant des franchises dans les Maritimes. De cette façon, la ligue obtenait l’accès exclusif aux joueurs provenant de cette région. Avec la démographie déjà en baisse au Québec, ceci était bienvenu.

Parlant de M. Courteau, il a également été visionnaire en plaçant des franchises de la LHJMQ dans les régions éloignées du Québec. Ainsi, Val-d’Or, Rimouski, Rouyn-Noranda et Baie-Comeau se sont joints à la ligue au cours des années 90. Saluons également le retour des Remparts de Québec en 1997 après douze ans d’absence, bien que Beauport représentait la région de Québec de 1990 à 1997.

Pour revenir sur le sujet des Maritimes, les villes suivantes, aujourd’hui membres de la LHJMQ, ont été représentées dans la LAH au cours des années suivantes :

Moncton 1978-94

Cape Breton 1984-96

St-John ( N-B) 1993-2003

St-John’s 1991-2005 et 2011-2017

P-E-I 1993-96

Moncton fait partie de la LHJMQ depuis 1995, suivi du Cap Breton en 1997 et de Saint-John en 2005.

Saint John’s a été membre de la LHJMQ une première fois de 2005-08. Cette ville retrouve une franchise cette saison suite au transfert du Titan d’Acadie-Bathurst. Ces derniers faisaient partie de la LHJMQ depuis 1998. Enfin, Charlottetown est représentée dans la ligue, depuis 2003 lorsque le Rocket de Montréal a quitté l’est de Montréal.

En résumé, la présence des Maritimes est primordiale pour la LHJMQ autant financièrement que pour le nombre de joueurs provenant des quatre provinces de l’est du Canada, évoluant un peu partout dans la ligue.